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Abidjan
21.10.2014
LA FRÉQUENCE DE LA RÉSISTANCE AFRICAINE

 

France
Par Gérard Courtois
06 mars 2012
Quand la France s’agace…


Drôle de campagne, décidément. Il y a trois mois, l'on s'impatientait volontiers de voir les principaux protagonistes s'engager dans la joute présidentielle. Depuis trois semaines, c'est chose faite : Nicolas Sarkozy François Hollande, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélenchon arpentent les provinces, haranguent leurs partisans, fustigent leurs adversaires, occupent les ondes et les écrans.

Cela, pourtant, n'a rien changé à l'espèce de frustration qui continue à dominer l'état d'esprit de nos concitoyens. Comme si cette campagne mettait à côté de la plaque et esquivait l'essentiel. Comme si elle s'épuisait dans le "combat de coqs" dénoncé par M. Bayrou, entre le champion de l'UMP et celui des socialistes. Bref, si elle s'ennuyait hier, aujourd'hui la France s'agace.

Le président de la République s'agace. On le comprend. Depuis qu'il a enfilé sa tenue de combat électoral rien ne s'est passé comme prévu. Son entrée en campagne devait tout bousculer. Il allait, assuraient ses partisans, renverser les tables et les pronostics, asphyxier ses adversaires sous une pluie de propositions audacieuses, s'imposer comme le champion de la réforme contre l'immobilisme, déclencher une dynamique qui lui permettrait de remobiliser son camp et de prendre l'ascendant en vue du premier tour.

Trois semaines plus tard, il n'en est rien. La polémique sur les sondages a fait long feu. Non seulement les courbes d'intention de vote entre M. Sarkozy et M. Hollande ne se sont pas croisées comme voulait le croire - ou le faire croire - l'équipe du président-candidat. Mais l'écart entre les deux hommes semble, à ce jour, incompressible : le candidat socialiste ne décroche guère de la zone des 30 %, le chef de l'Etat plafonne aux alentours de 25 %. Pis, après une courte embellie, le soutien à M. Sarkozy se tasse de nouveau. Quant à ses perspectives de second tour, elles sont toujours aussi calamiteuses.

Ainsi, le président piétine quand il pensait cavalcader. Quoi qu'il fasse - vigoureuse offensive sur sa droite, attaques en règle contre le candidat socialiste ("menteur", "Tartuffe", etc.) -, il paraît agressif, donc inefficace, tant il fait resurgir le personnage excessif et brouillon dont les Français se sont détournés depuis 2008. Quoi qu'il dise, il est renvoyé à son bilan. Quand, enfin, il fait des propositions, il est vrai cafouilleuses comme sur l'éducation et les enseignants, elles n'impriment pas dans l'esprit public, comme s'il était inaudible.

Dès lors, les deux rendez-vous majeurs du chef de l'Etat cette semaine (l'émission de France 2, mardi soir, et le grand meeting de Villepinte, dimanche) apparaissent désormais comme ceux de la dernière chance pour espérer renverser la vapeur, à six semaines du premier tour.

De son côté, le candidat socialiste s'emploie ostensiblement à résister à l'agacement, qui n'est ni dans sa nature ni dans son intérêt. Mais sauf à sembler craintif, il ne peut s'interdire de répliquer. Et quand il lâche ses coups, ce faux mou souriant fait mal. Chaque jour, le réquisitoire contre le président sortant est plus cinglant, comme à Dijon, samedi 3 mars, où il a dénoncé le règne, depuis cinq ans, de "l'omniprésidence", de cette "omnipotence qui conduit à l'impuissance, qui elle-même engendre l'irresponsabilité".

Quant à ses contre-attaques, elles sont aussi soudaines que redoutables. La semaine passée, sa proposition de taxer à hauteur de 75 % les revenus supérieurs à 1 million d'euros par an a laissé sans voix, pendant trois jours, toutes les "cellules riposte" du président-candidat ; tant elle rencontre le sentiment du peuple - ce peuple dont Nicolas Sarkozy se veut le héraut -, pour lequel cette mesure relève de la plus élémentaire justice fiscale. Demain, s'il est élu, cette mesure risque de lui coller aux basques comme le bouclier fiscal a collé aux basques de M. Sarkozy pendant son quinquennat. Mais peu lui importe, à ce stade : il a repris l'initiative et marqué les esprits.

De même, peu lui importe que l'UMP ait fini par dénicher un entretien à Mediapart dans lequel il jugeait inefficace, il y a un an, un tel dispositif fiscal "confiscatoire". Car François Hollande a quelque chose de désespérant, pour ses adversaires : rien, jusqu'à présent, ne semble l'atteindre ni l'affaiblir.

Il peut s'embrouiller, en direct, sur le seuil de déclenchement de son super-impôt ("1 million par mois... euh, non, 1 million par an") ; il peut réduire subrepticement de 300 000 à 150 000 le nombre des futurs "emplois d'avenir" ; il peut entretenir une réelle confusion sur la manière de financer 60 000 postes supplémentaires dans l'éducation ; il peut changer d'attitude sur le cumul des mandats qu'il entend, désormais, strictement limiter ; il peut se livrer à une étonnante valse-hésitation sur le sort de la loi Hadopi ; il peut se retrouver au milieu des contradictions des socialistes à l'égard du nouveau traité européen. Il peut tout cela, sans y perdre de plumes. Mais sans, pour autant, susciter une solide adhésion.

Enfin, les Français, eux aussi, s'agacent. Le pugilat engagé entre le chef de l'Etat et son principal adversaire leur déplaît. Selon un sondage de l'IFOP publié le 4 mars par Le Journal du dimanche, plus de deux sur trois considèrent que la campagne ne se déroule pas dans un climat serein et respectueux. Derrière ce constat, pointe une réelle frustration : une proportion équivalente (66 % à 68 %) juge que cette campagne n'est pas de nature à susciter de l'espoir chez les Français et qu'elle n'apporte pas de réponses à leurs problèmes.

Ils n'ont pas tort. L'empoignade actuelle - et tout autant des controverses baroques et dérisoires comme celle sur la viande halal, amorcée par la candidate du Front national et relancée par M. Sarkozy - éclipse les questions qui devraient être au centre du débat : comment répondre à la crise économique et sociale qui mine le pays, comment désendetter la France et retrouver la croissance, avec quelle vision de l'avenir ?

Ce peut être la chance des candidats de second rang. Dans les semaines qui nous séparent du 22 avril, les Français pourraient bien en faire, chacun à sa manière, les porte-voix de leur exaspération. Quand elle s'agace, comme quand elle s'ennuie, la France devient volontiers imprévisible.

courtois@lemonde.fr


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  • Gbagbo Yassoua Kékléké:

    sarko,ne te fatigue plus,car,tout est finit pour toi.Sachez que tous les commanditaires des crimes commis en cote d'ivoire,tomberont un par un .Entendez  vous encore  parler de Chirac?de Michel Alliot Marie la menteuse?du genéral Poncet?ceux là même auteurs des évènements  de novembre 2004?Dominique de Villepin n'a pas encore compris que sa vie politique est entérée depuis 2004 ou il a ordonné de  tuer les ivoiriens devant l'hôtel ivoire.C'est comme une malédiction.Viendra le temps des fils indignes de  la cote d'ivoire en dernière position  et vous verrez. .Avis à Hollande,si tu ne veux pas connaitre le même sort que tes prédécesseurs( cad ,finir malade ou dans la honte ) ",Respecter" la cote d'ivoire  doit être ton maître mot à penser.A BON ENTENDEUR  SALUT!

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